Domaine Saint Martin d’Agel Famille Lugagne Delpon

Domaine Saint Martin d’Agel
34480 Magalas
Tél : +33 (0) 6 10 03 29 49
Email : viti.conseil@wanadoo.fr
Site web : http://www.chevaliervins.fr

Riche d’une histoire millénaire, Saint-Martin d’Agel a de tout temps été un lieu où se sont croisés des destins, des histoires, des souvenirs, mais aussi des visions et des promesses d’avenir. Aujourd’hui, la fratrie Lugagne Delpon met tout en œuvre pour y élaborer des vins qui donnent à voir toute la complexité du terroir de Faugères. Un chemin qui se découvre un peu plus chaque jour sous ses pas, car, selon le mot de Confucius, « l’expérience est une lanterne qui n’éclaire jamais que [celui que l’on a parcouru.] ».

A la croisée des chemins

Histoires croisées

Plus que le passage d’un millénaire à l’autre, l’année 2000 marque pour l’histoire du Domaine Saint Martin d’Agel un véritable moment-charnière.  C’est en effet cette année-là que Michel et Madeleine Lugagne Delpon décident de transmettre le domaine à leurs enfants afin que ces derniers puissent apporter leur pierre à l’histoire de cette propriété. Ancienne possession de l’Eglise médiévale et notamment des évêques de Narbonne, Saint-Martin d’Agel a en effet longtemps constitué un point d’étape pour les Pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Répertoriée dès le XVI siècle dans le cartulaire de la cathédrale de Béziers, elle y est décrite comme un domaine important où se déploient les cultures de la vigne, du blé et de l’olivier. Peu après les bouleversements de la Révolution Française, les premiers ascendants directs de la famille Lugagne Delpon, y développent à leur tour la viticulture, florissante en Languedoc. Transmise de génération en génération pendant près de deux siècles, la propriété réunit aussi, pour la fratrie Lugagne Delpon,  les souvenirs d’une enfance passée entre vignes et garrigues. Alors, malgré un contexte viticole difficile dans les années 1990 et bien que n’étant pas vignerons, ils sont bien trop attachés au domaine et à tout ce qu’il comporte d’Histoire et d’histoires croisées : « On se trouvait à la croisée des chemins, raconte Hubert. On a décidé de s’engager sur celui qui consiste à essayer de donner à Saint-Martin d’Agel les lettres de noblesse qu’il mérite. ».  Les premières mises en bouteilles auront lieu dès l’année 2007.

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Le chemin de Faugères

Jouxtant l’appellation, le vignoble du Domaine Saint Martin d’Agel ne permet pas à l’époque de produire des vins d’AOP Faugères.  Hubert décide d’y remédier.  Si la notoriété de Faugères correspond en effet aux ambitions qu’il se fixe pour le domaine, il apprécie aussi tout particulièrement les extraordinaires paysages vallonnés et les sols de schiste purs et pauvres qu’on trouve sur les coteaux de garrigues du secteur de Laurens.  « L’identité de l’appellation est forte et singulière, explique Hubert. Les vins y sont minéraux, élégants et charpentés.  Ils laissent une sensation de légèreté en bouche.  Bref : on voulait faire du Faugères ! ». Investissant à la mesure de ce qui est en leur pouvoir, ils y acquièrent donc progressivement une quinzaine d’hectares qui placent le Domaine Saint Martin d’Agel pour ainsi dire « à la croisée des terroirs ».  Elégants, soyeux, éclatants : les vins qu’ils élaborent doivent selon eux respecter l’expression naturelle de celui de Faugères. L’œnologie corrective est bannie de la cave pour une pureté qui reflète la poésie de ses paysages. Toujours dans l’objectif de tendre vers des vins de très grande qualité, Hubert fait d’ailleurs construire une nouvelle cave de vinification sur la commune de Laurens en 2018.

La rencontre des destins

Depuis leur reprise du domaine en 2000, Hubert observe sa qualité de vigneron avec la plus grande humilité. Selon lui, la reconnaissance croissante du domaine résulte d’ailleurs du travail d’une équipe de passionnés dont les destins se sont rencontrés : « C’est un métier d’une extrême complexité qui ne s’improvise pas, explique-t-il. Alors, il était primordial de nous entourer de personnes de confiance : Pierre et Frédéric font un travail extraordinaire depuis de nombreuses années ».  Pierre Roque, ingénieur agronome et œnologue, qui s’occupe de la gestion opérationnelle, et Frédéric Rivière à la vigne sont en effet d’un conseil et d’un soutien considérables sur le terrain. 

Le temps de cheminer

Friande de lectures, d’échanges enrichissants et investie dans le collectif, la fratrie Lugagne Delpon est très attachée au terroir faugérois où les vignes y grandissent comme en symbiose avec la nature et s’adaptent bien aux conditions climatiques extrêmes.  « C’est une viticulture plus délicate qu’en plaine, explique Hubert. Une attention particulière est nécessaire à l’équilibre physiologique des ceps. Pour leur donner le juste tonus pour surmonter les terribles assauts du climat. Ainsi ils peuvent se glisser entre les feuillets de schistes pour aller chercher les eaux de ruissellement stockées en profondeur. C’est là le miracle de ce terroir ! ». Malgré de faibles rendements, les résultats sont là, les vieilles vignes peuvent tenir plusieurs mois sans une goutte d’eau, sans montrer de stress hydrique. « Quant aux vins,ajoute-t-il encore, ils révèlent ainsi d’incroyables complexités aromatiques, la minéralité des schistes, une grande délicatesse de tannins aériens… Quelle récompense ! »

Pour préserver ce terroir, Hubert envisage la bio comme la prochaine étape du développement du domaine. Progressant rapidement vers une viticulture toujours plus respectueuse de l’environnement, l’équipe de terrain pratique en effet une agriculture raisonnée, sans systématisation et sans herbicide résiduaire. La lutte contre les nuisibles se cantonne, lorsque c’est nécessaire, à l’utilisation de produits exempts de chimie de synthèse. Et sur une partie du vignoble, le couvert hivernal est préservé jusqu’en avril avant d’être enfoui pour favoriser humus et actions de la biodiversité microfaunistique et mycorhizienne.  « Notre prudence nous garantit que les vingt dernières années de restructuration du vignoble et d’investissements ne soient par réduites à néant.  Mais nous sommes convaincus par la bio et heureux de cheminer concrètement en ce sens grâce à Pierre qui est pour ainsi dire… bio dans l’âme !», explique encore Hubert. 

En route pour demain

Aujourd’hui, Hubert, comme l’ensemble de la famille, est heureux de voir les fruits de ses efforts récompensés : Saint Martin d’Agel, « la belle endormie », s’est éveillée.  Mais ils sont également conscients du long chemin qui reste à parcourir.  De nouveaux défis se font jour : celui du changement climatique, celui de la première bouteille de Blanc de Faugères d’ici 2023, celui de la bio sans doute à terme, celui de l’œnotourisme, et bien sûr celui de la transmission.  Car si la famille met tant d’énergie à valoriser le legs de leurs parents, c’est qu’ils espèrent pouvoir le transmettre un jour à leur tour. Pauline et Pierre, les enfants d’Hubert, se sont tournés vers des parcours qui les lient à l’agriculture ou la viticulture et, déjà, semblent se passionner pour le vin.  Mais Hubert reste prudent : ils sont encore jeunes, et lui tient évidemment à ce qu’ils choisissent librement leur voie.  Alors finalement, n’est-on pas toujours un peu à la croisée des chemins ?

INTERVIEW « ÇA, C’EST VRAIMENT TOI, HUBERT ! »

Un accord Musique & Saint Martin d’Agel à suggérer ? Un verre du Pèlerin avec Les Quatre saisons de Vivaldi

Ta devise ? L’avenir appartient aux audacieux.

Le vin, c’est plus qu’une boisson, c’est… ? Un moment d’inspiration

La couleur de Faugères ? Rouge-orangé : comme les couchers de soleil et comme les vieux vins.

Une cuvée de confrère à suggérer ? Felgaria du Domaine de Cébène.

©️Domaine Saint Martin d’Agel 


Domaine Saint Martin d’Agel
34480 Magalas
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