BIO

Domaine Frédéric Brouca Frédéric Brouca

Domaine Frédéric Brouca
10 avenue de la Gare
34480 Laurens
Tél : +33 (0) 6 58 08 31 59
Email : office@brouca.com
Site web : https://www.fredericbrouca.com/

Originaire de Normandie où les pommiers sont rois, sa route aurait pu être celle du cidre. Ou celle de la finance dans laquelle il esquisse même quelques pas. Mais, au fond, Frédéric Brouca l’avait pour ainsi dire toujours su : c’est la route du vin qu’il devait suivre. Aussi riche que sinueuse, elle passe notamment par le Canada, mais c’est en Faugères qu’elle le conduit. En 2013, il y réalise son rêve en acquérant les plus vieilles vignes bio de l’appellation. Sa quête : élaborer des vins vivants et vibrants, forts en émotion.

Guided by Nature

Have you met Fred?! – L’homme qui opéra un virage à 180°.

Dès l’enfance, Frédéric rêve de devenir paysan, ou du moins de travailler au contact de la nature. Sa famille, gasconne et amatrice de bonne chère, l’éduque à la gastronomie en général. C’est l’amie de la famille, Marcelle Pérotin, grande restauratrice et œnophile avertie, qui lui fait découvrir toute la complexité du monde du vin en particulier. Si aujourd’hui encore il apprécie les excellents cidres et spiritueux qu’offrent sa Normandie natale, c’est donc pour ce breuvage qu’il développe très tôt un goût particulier. 

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A la fin des années 1990, il se lance dans des études de commerce – « par défaut », raconte-t-il –, mais dès l’obtention de son diplôme, il décide de tirer le frein à main et décline un poste intéressant dans la finance : « Il y avait deux options, explique-t-il : soit je faisais une carrière lucrative pour m’assurer une retraite dorée rapidement, soit je suivais ma passion. J’ai vite compris que je ne pourrais jamais véritablement me résoudre à la première. ». 

Il s’envole alors pour le Canada où il suit celle qui deviendra son épouse : Elaine. Et c’est là-bas, de l’autre côté de l’Atlantique, qu’il transforme cette passion en profession. Retour sur le banc des écoliers pour apprendre le métier de Sommelier pour ensuite parcourir le monde comme agent de vignerons, et finalement enseigner la sommellerie à Ottawa. 

Un bon « début » sans doute, mais il raconte qu’au bout de dix ans, le tableau restait incomplet : « Il y a une forme d’accomplissement dans le fait de procéder soi-même à la création d’un vin. Ça avait toujours été mon but. ».


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The (most beautiful) place to be! – «Mordu de Faugères»

Dès le début de ses recherches, le choix du Languedoc est évident pour Frédéric : « C’était l’Eldorado du vin ! Une terre de possibilités marquée par une histoire viticole ancienne – antique même ! – et une histoire récente mouvante et dynamique, résolument tournée vers la qualité, où tant de choses restent à construire ! ». Il resserre le filet et s’intéresse rapidement à Faugères. D’une part pour l’unité différenciante de ses sols de schistes, qui permettent aux vignes de résister aux fortes chaleurs et à leurs racines d’échanger considérablement avec les minéraux. D’autre part, en raison de l’émotion que lui procurent les vins de trois vignerons de l’appellation : Michel Louison, Jean-Michel Alquier et Didier Barral qu’il admire particulièrement pour « sa démarche agroécologique d’avant-garde ».

Sa première fois dans le Faugérois est un ravissement. Il achète quelques hectares de vignes en 2013 et l’enchantement perdure depuis : « Qu’est-ce que c’est beau, ici ! s’exclame-t-il. On a la montagne dans notre dos, la mer Méditerranée en face de nous, une vue splendide sur les Pyrénées, une luminosité extraordinaire même quand il fait gris. On est surtout dans un espace de grande nature, avec beaucoup de biodiversité, bien loin d’un désert de vignes. Et je ne veux surtout pas que ça change ! Oui… je suis complètement mordu de Faugères. ».

Irrésistible Fine Faugères 

Nés de parents gascons, Frédéric grandit en Normandie. De l’Armagnac au Calva en passant par les vieux Rhums, il déguste volontiers de grands spiritueux et la distillation le fascine. Le vigneron n’a pas résisté longtemps à l’envie d’élaborer cette belle eau-de-vie de vin de terroir qui est de surcroît intimement liée à l’histoire de l’appellation puisqu’elle lui a donné son nom : La Fine Faugères. Dès 2016, il rejoint l’aventure collective conduite par L’Atelier du Bouilleur.

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Life is vibes! – Il faut que ça vive pour que ça vibre.

Eduqué dans le respect de l’environnement par des parents déjà convaincus par le bio, la sensibilité de Frédéric pour la nature est forte, son engagement féroce et essentiel à son bien-être : « J’ai vu les dégâts que la chimie de synthèse – et les labours profonds et trop fréquents – pouvaient causer sur les animaux, la flore, les sols qui mettent au moins dix ans à s’en remettre et bien souvent davantage. Or, du ver de terre au renard, il y a un équilibre depuis la nuit des temps : il faut le respecter. La bio y concourt. Je me sentirais mal de faire autrement. ». L’enherbement spontané est donc quasi permanent pour permettre vie microbiologique et infiltration de l’eau tout en luttant contre l’érosion des sols. De la gestion de l’eau à l’approvisionnement local en cartons, l’ensemble de ses pratiques sont pensées pour avoir le moins d’impact possible sur l’écosystème. Il envisage d’ailleurs la construction d’une cave écologique et à plus court terme l’expérimentation d’alternatives au cuivre. Alors, huiles essentielles et tisanes au programme prochainement !

En cave, la bio sert par ailleurs l’objectif de Frédéric qui tend à élaborer des vins marqués par la fraîcheur sans pour autant trahir l’identité méridionale et naturelle du terroir : « Je cherche une vibration particulière sur le palais ; un toucher de bouche qui allie fraîcheur, fruité croquant, jolis amers, finesse et maturité des tanins. », explique-t-il. Vendangés à la main, ses raisins sont vinifiés pour moitié en grappes entières, les jus assemblés dès les fins de fermentation puis élevés sur de vieux bois le cas échéant. L’utilisation de soufre est quasi nulle : ce sommelier-vigneron a su prendre son indépendance face aux injonctions de l’œnologie traditionnelle. « Le soufre altère le goût du vin. », explique-t-il. Bien sûr, il reste intraitable face à certaines déviances : « L’excès de phénols ou de volatile, et le goût de souris sont rédhibitoires. », ajoute-t-il en effet. En revanche, il n’hésite pas à prendre des risques en renonçant au levurage : « Les levures indigènes sont l’animal de compagnie qui me fascine le plus ! dit-il aussi en riant. Elles font l’âme d’un vin. Or il n’y a rien de plus beau qu’un vin qui provoque une belle émotion. Et il faut que le vin vive pour le vin vibre. ». Chez Frédéric les vins sont bio, droits, vivants et… vibrants !

Domaine frédéric brouca

INTERVIEW « ÇA, C’EST VRAIMENT TOI, FRED ! »


Si tu étais un animal du vignoble ? Une levure !

Le vin, c’est plus qu’une boisson, c’est… ? De la culture !

Ta devise ? La force du silence.

Si tu étais un hashtag ? #Faugères !

Ce qui te met des étoiles dans les yeux ? Mes enfants : Olivia, Malcom et Thibaud.


Domaine Frédéric Brouca
10 avenue de la Gare
34480 Laurens
Tél : +33 (0) 6 58 08 31 59
Email : office@brouca.com
Site web : https://www.fredericbrouca.com/